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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 18:45

Al Gore Un révolutionnaire très convenable

Al Gore et le GIEC Lauréats du prix Nobel de la Paix 2007

Al Gore n'a plus besoin de se présenter à la présidence des Etats-Unis. Sa revanche est accomplie. En sept ans, l'ancien perdant de l'élection de novembre 2000 aura connu un retournement de fortune extraordinaire. Les honneurs s'accumulent : un Oscar pour son film Une vérité qui dérange, la tête des meilleures ventes pour son livre The Assault on Reason, un Emmy (la principale récompense du petit écran) pour sa chaîne de télévision Current TV... Et maintenant le Nobel de la paix. Une situation inverse à celle du gagnant de 2000, George Bush - plus le temps passe, plus les louanges se font rares...

Sept ans exactement après l'élection qui a vu le sort des Etats-Unis suspendu à une décision de la Cour suprême, Albert Arnold Gore, 59 ans, "l'ex-futur président", selon son expression favorite, est couronné pour son engagement à "éveiller les consciences sur les risques que présentent les changements climatiques", une cause qui le préoccupe depuis plus de vingt ans et qui lui avait déjà valu d'être surnommé "Ozone Man" par George Bush père en 1992. Quand il est revenu au Congrès en mars, pour la première fois depuis décembre 2000, plusieurs de ses anciens collègues avaient quasiment la larme à l'oeil : vingt ans déjà depuis la première audition organisée par Al Gore sur le changement climatique.

A entendre Davis Guggenheim, le réalisateur de Une vérité qui dérange, Al Gore est doué d'une sorte de "prescience" des phénomènes de demain. Il n'y paraît pas. L'homme a l'allure balourde et une biographie de notable : huit ans à la Chambre des représentants, huit ans au Sénat, huit ans à la vice-présidence. Il a grandi à Carthage, une localité de 2 500 habitants dans le Tennessee, et à Washington, à Saint Albans, une école huppée à l'ombre de la cathédrale nationale, où l'on commence l'office par une injonction aux "hommes du futur" à prendre leur part dans le "service de Dieu et de la nation". En 2000, le cinéaste Woody Allen le décrivait comme "falot", "empoté", "verbeux" et "guindé" (tout en expliquant qu'il voterait bien évidemment pour lui). Les journalistes politiques le jugeaient emphatique, pompeux. Rien du portrait d'un agitateur d'avant-garde.

Al Gore a pourtant été aux avant-postes des innovations des vingt dernières années. En 1991, il a attaché son nom à une loi qui a abouti au développement des réseaux sur le Net (contrairement à un sarcasme répandu, il n'a pas affirmé avoir "inventé l'Internet" mais avoir "pris l'initiative dans la création de l'Internet"). En 2005, il a créé une télévision alternative, Current TV, censée pratiquer la démocratie tous azimuts. Fini les émissions imposées d'en-haut, le diktat des annonceurs. Sur la télé d'Al Gore - qui n'y paraît personnellement jamais -, la base crée le contenu. La chaîne a 38 millions d'abonnés.

L'homme qui n'osait pas, quand il était candidat, désavouer trop rudement les créationnistes, a publié cette année un brûlot, où il explique que les médias mettent en danger la démocratie en ignorant les débats d'idées - et les faits - au profit du bagout et du divertissement. Comme on s'en doute, la presse n'a pas beaucoup apprécié le livre. "Beaucoup d'ouvrages d'hommes politiques sont en fait écrits par d'autres. Nous avons au moins la certitude que ce n'est pas le cas de celui-ci. Seul Al Gore aurait pu écrire un tel livre", a résumé le Washington Post. Dans le magazine Reason, le critique Michael Moynihan a de son côté reproché à M. Gore de dénoncer les politiciens qui jouent sur les peurs de l'électeur "tout en affirmant que Manhattan va bientôt être engloutie par l'Atlantique". The Assault on Reason (L'Assaut contre la raison) n'en est pas moins devenu un best-seller.

Al Gore a toujours été un personnage à part. Etudiant à Harvard, il s'est engagé au Vietnam, à un moment où la jeunesse était plutôt pacifiste. Il est vrai que son père, le sénateur Albert Gore Senior - quatorze ans à la Chambre, dix-huit ans au Sénat -, avait pris position contre la guerre et qu'il était en passe d'être battu aux élections de 1970. Gore junior n'a passé que six mois au front, et comme journaliste. Mais quand il est revenu, il s'est inscrit en théologie à l'université Vanderbilt. Des années plus tard, un journaliste du New York Times a tenté de comprendre le parcours religieux d'un homme qui était baptiste dans le Sud et méthodiste à Washington. "Vous considérez-vous comme born-again (chrétien re-né> ?, a-t-il demandé. - Je n'en parle jamais sauf si on me pose directement une question qui contient cette expression, a répondu le vice-président, parce que les gens attachent de nombreuses significations à ce mot." Silence. Le journaliste a reposé la question. "Born-again ? Al Gore a répondu d'un mot : - Oui", et l'affaire en est restée là.

Dans un milieu très moutonnier, Al Gore a pris des positions singulières. En 1990, il a été l'un des seuls sénateurs démocrates à voter pour la guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein. Il a été l'une des rares figures à s'opposer à l'intervention en Irak.

Son discours, le 23 septembre 2002 à San Francisco, a été mis au compte d'une aigreur restée vive à l'encontre de George Bush. A la relecture, le texte prend un autre sens. Il y met en garde contre le danger de bondir "d'une mission inachevée (l'Afghanistan> à une autre (l'Irak>" et le "chaos" qui pourrait éventuellement succéder à une victoire militaire, ce qui "présenterait pour les Etats-Unis un danger plus grand que celui que constitue Saddam Hussein actuellement".

Après sa défaite, Gore s'est reconverti dans les affaires. Il a considérablement augmenté sa fortune, en devenant membre du conseil d'administration d'Apple, conseiller de Google, et en créant sa firme d'investissements. Il aura réussi tout, sauf la présidence. Peut-être est-ce justement parce qu'il était promis dès l'enfance à devenir président, presque programmé ? Dès 1988, il a cherché à obtenir la nomination démocrate. Il a remporté la victoire dans sept Etats mais il n'avait pas le soutien de Hollywood qui reprochait à sa femme, Tipper, sa campagne contre la violence et le sexe dans le monde du spectacle. Il avait été devancé par Michael Dukakis.

Al Gore comptait faire une nouvelle tentative lorsque son fils, Albert III, le dernier de ses quatre enfants, a été renversé par une voiture à l'âge de 6 ans. Le petit garçon est resté des mois entre la vie et la mort. Al Gore a pris ses distances avec la politique. Et c'est au chevet de son fils qu'il a commencé son premier livre sur l'environnement Sauver la planète Terre (Albin Michel), sorti en 1992. Un best-seller, déjà, traduit en 33 langues.

Depuis la sortie du film Une vérité qui dérange, Al Gore parcourt la planète en VRP de l'urgence écologique. Il l'a montré à Tony Blair, à Sir Richard Branson, le PDG de Virgin, qu'il espère faire renoncer à envoyer des navettes hautement consommatrices de carburant dans l'espace. Al Gore fréquente les stars mais n'est jamais passé à la rubrique "people", à l'exception d'une petite incursion cet été lorsque son fils, âgé désormais de 25 ans, a été arrêté pour excès de vitesse avec de la marijuana dans sa voiture. Sur les tapis rouges, l'ancien vice-président a toujours l'air emprunté.

Après le passage de l'ouragan Katrina, en septembre 2005, il a affrété personnellement un avion pour aller chercher 270 patients immobilisés sans électricité à l'hôpital de la Charité à La Nouvelle-Orléans. Le docteur David Kline, désespéré, avait fait appel à lui, ne sachant plus vers qui se tourner. Le Dr Kline était le chirurgien qui avait soigné le fils d'Al Gore après son accident. L'ancien vice-président a payé la location de l'avion. Deux groupes de 140 et 130 malades ont été transportés dans le Tennessee. Al Gore n'en a jamais parlé.

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