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Un blog à visiter régulièrement, je vous conseille d'ailleurs de le faire au moins une fois par semaine pour récupérer les documents mis en ligne et enrichir ainsi votre cours ou vos CR de TP...
  

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Ci-dessous, vous trouverez les extraits des 15 dernières publications sur le blog. Cliquez sur les titres pour voir l'intégralité de l'article, afficher les images et avoir accès aux liens qu'il contient.

2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 10:42

En cette période de vacances... un peu de tourisme...
Depuis le 30 juin 2009, le Ministère de la Culture a mis en ligne un nouveau site permettant une visite virtuelle de la grotte de Lascaux. Une promenade en 3D est proposée au visiteur avec plus de 300 documents proposés à la consultation ainsi que des explications.
Bonne visite !!!

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 10:18

"DARWIN au Collège Versailles de Marseille"



Ce travail constitue le support d’une présentation de l’œuvre de Darwin dans son contexte historique faite au Collège Versailles de Marseille, à l’attention des élèves du réseau ambition réussite, dans le cadre d’une journée commémorative du bicentenaire

Lien :
Darwin à Versailles

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 20:07

Le prix Nobel de médecine 2008 a récompensé les travaux des chercheurs français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier sur le sida et à ceux de l'Allemand Harald zur Hausen sur le cancer de l'utérus, a annoncé lundi 6 octobre à Stockholm le comité Nobel.
Les deux chercheurs français ont découvert le virus immunodéficitaire VIH et cette "découverte a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral", selon les attendus du comité.
Harald zur Hausen, 72 ans, qui travaille à l'Université de Düsseldorf en Allemagne, a quant à lui trouvé la cause du cancer de l'utérus, le "virus du papillome humain" ou papillomavirus (VPH), deuxième type de cancer le plus répandu chez les femmes.

Luc Montagnier, pionnier de la lutte contre le SIDA

Françoise Barré-Sinoussi, spécialiste des rétrovirus 


A écouter : entretien avec Luc Montagnier sur Le site de la Cité des Sciences.

A lire (et écouter) : SIDA l'histoire d'une découverte sur le site de la Cité des Sciences.
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 09:35

HON@CODE au bas de la page d'accueil d'un site Web consacré à la santé, signifie que l'internaute est censé être sur un site de confiance.

Le site s'engage à respecter les huit principes de bonne conduite élaborés par la fondation non gouvernementale suisse Health on the Net (HON), qui a déjà certifié plus de 5 500 sites dans 72 pays (dont 300 en France). 

L'internaute doit pouvoir  :

connaître la qualification des rédacteurs (médecin, journaliste, etc.), 
connaître la source des informations publiées, 
connaître l'origine du financement du site, 
identifier le webmestre,
avoir accès à une adresse de contact. 

Le site doit  : 

séparer sa politique publicitaire et sa politique éditoriale, 
toujours préciser que l'information fournie ne remplace pas la relation patient-médecin,
justifier toute affirmation sur les bienfaits ou les inconvénients de produits ou traitements présentés.


Lire l'intégralité de l'article sur le site du Monde.fr
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 18:45

Al Gore Un révolutionnaire très convenable

Al Gore et le GIEC Lauréats du prix Nobel de la Paix 2007

Al Gore n'a plus besoin de se présenter à la présidence des Etats-Unis. Sa revanche est accomplie. En sept ans, l'ancien perdant de l'élection de novembre 2000 aura connu un retournement de fortune extraordinaire. Les honneurs s'accumulent : un Oscar pour son film Une vérité qui dérange, la tête des meilleures ventes pour son livre The Assault on Reason, un Emmy (la principale récompense du petit écran) pour sa chaîne de télévision Current TV... Et maintenant le Nobel de la paix. Une situation inverse à celle du gagnant de 2000, George Bush - plus le temps passe, plus les louanges se font rares...

Sept ans exactement après l'élection qui a vu le sort des Etats-Unis suspendu à une décision de la Cour suprême, Albert Arnold Gore, 59 ans, "l'ex-futur président", selon son expression favorite, est couronné pour son engagement à "éveiller les consciences sur les risques que présentent les changements climatiques", une cause qui le préoccupe depuis plus de vingt ans et qui lui avait déjà valu d'être surnommé "Ozone Man" par George Bush père en 1992. Quand il est revenu au Congrès en mars, pour la première fois depuis décembre 2000, plusieurs de ses anciens collègues avaient quasiment la larme à l'oeil : vingt ans déjà depuis la première audition organisée par Al Gore sur le changement climatique.

A entendre Davis Guggenheim, le réalisateur de Une vérité qui dérange, Al Gore est doué d'une sorte de "prescience" des phénomènes de demain. Il n'y paraît pas. L'homme a l'allure balourde et une biographie de notable : huit ans à la Chambre des représentants, huit ans au Sénat, huit ans à la vice-présidence. Il a grandi à Carthage, une localité de 2 500 habitants dans le Tennessee, et à Washington, à Saint Albans, une école huppée à l'ombre de la cathédrale nationale, où l'on commence l'office par une injonction aux "hommes du futur" à prendre leur part dans le "service de Dieu et de la nation". En 2000, le cinéaste Woody Allen le décrivait comme "falot", "empoté", "verbeux" et "guindé" (tout en expliquant qu'il voterait bien évidemment pour lui). Les journalistes politiques le jugeaient emphatique, pompeux. Rien du portrait d'un agitateur d'avant-garde.

Al Gore a pourtant été aux avant-postes des innovations des vingt dernières années. En 1991, il a attaché son nom à une loi qui a abouti au développement des réseaux sur le Net (contrairement à un sarcasme répandu, il n'a pas affirmé avoir "inventé l'Internet" mais avoir "pris l'initiative dans la création de l'Internet"). En 2005, il a créé une télévision alternative, Current TV, censée pratiquer la démocratie tous azimuts. Fini les émissions imposées d'en-haut, le diktat des annonceurs. Sur la télé d'Al Gore - qui n'y paraît personnellement jamais -, la base crée le contenu. La chaîne a 38 millions d'abonnés.

L'homme qui n'osait pas, quand il était candidat, désavouer trop rudement les créationnistes, a publié cette année un brûlot, où il explique que les médias mettent en danger la démocratie en ignorant les débats d'idées - et les faits - au profit du bagout et du divertissement. Comme on s'en doute, la presse n'a pas beaucoup apprécié le livre. "Beaucoup d'ouvrages d'hommes politiques sont en fait écrits par d'autres. Nous avons au moins la certitude que ce n'est pas le cas de celui-ci. Seul Al Gore aurait pu écrire un tel livre", a résumé le Washington Post. Dans le magazine Reason, le critique Michael Moynihan a de son côté reproché à M. Gore de dénoncer les politiciens qui jouent sur les peurs de l'électeur "tout en affirmant que Manhattan va bientôt être engloutie par l'Atlantique". The Assault on Reason (L'Assaut contre la raison) n'en est pas moins devenu un best-seller.

Al Gore a toujours été un personnage à part. Etudiant à Harvard, il s'est engagé au Vietnam, à un moment où la jeunesse était plutôt pacifiste. Il est vrai que son père, le sénateur Albert Gore Senior - quatorze ans à la Chambre, dix-huit ans au Sénat -, avait pris position contre la guerre et qu'il était en passe d'être battu aux élections de 1970. Gore junior n'a passé que six mois au front, et comme journaliste. Mais quand il est revenu, il s'est inscrit en théologie à l'université Vanderbilt. Des années plus tard, un journaliste du New York Times a tenté de comprendre le parcours religieux d'un homme qui était baptiste dans le Sud et méthodiste à Washington. "Vous considérez-vous comme born-again (chrétien re-né> ?, a-t-il demandé. - Je n'en parle jamais sauf si on me pose directement une question qui contient cette expression, a répondu le vice-président, parce que les gens attachent de nombreuses significations à ce mot." Silence. Le journaliste a reposé la question. "Born-again ? Al Gore a répondu d'un mot : - Oui", et l'affaire en est restée là.

Dans un milieu très moutonnier, Al Gore a pris des positions singulières. En 1990, il a été l'un des seuls sénateurs démocrates à voter pour la guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein. Il a été l'une des rares figures à s'opposer à l'intervention en Irak.

Son discours, le 23 septembre 2002 à San Francisco, a été mis au compte d'une aigreur restée vive à l'encontre de George Bush. A la relecture, le texte prend un autre sens. Il y met en garde contre le danger de bondir "d'une mission inachevée (l'Afghanistan> à une autre (l'Irak>" et le "chaos" qui pourrait éventuellement succéder à une victoire militaire, ce qui "présenterait pour les Etats-Unis un danger plus grand que celui que constitue Saddam Hussein actuellement".

Après sa défaite, Gore s'est reconverti dans les affaires. Il a considérablement augmenté sa fortune, en devenant membre du conseil d'administration d'Apple, conseiller de Google, et en créant sa firme d'investissements. Il aura réussi tout, sauf la présidence. Peut-être est-ce justement parce qu'il était promis dès l'enfance à devenir président, presque programmé ? Dès 1988, il a cherché à obtenir la nomination démocrate. Il a remporté la victoire dans sept Etats mais il n'avait pas le soutien de Hollywood qui reprochait à sa femme, Tipper, sa campagne contre la violence et le sexe dans le monde du spectacle. Il avait été devancé par Michael Dukakis.

Al Gore comptait faire une nouvelle tentative lorsque son fils, Albert III, le dernier de ses quatre enfants, a été renversé par une voiture à l'âge de 6 ans. Le petit garçon est resté des mois entre la vie et la mort. Al Gore a pris ses distances avec la politique. Et c'est au chevet de son fils qu'il a commencé son premier livre sur l'environnement Sauver la planète Terre (Albin Michel), sorti en 1992. Un best-seller, déjà, traduit en 33 langues.

Depuis la sortie du film Une vérité qui dérange, Al Gore parcourt la planète en VRP de l'urgence écologique. Il l'a montré à Tony Blair, à Sir Richard Branson, le PDG de Virgin, qu'il espère faire renoncer à envoyer des navettes hautement consommatrices de carburant dans l'espace. Al Gore fréquente les stars mais n'est jamais passé à la rubrique "people", à l'exception d'une petite incursion cet été lorsque son fils, âgé désormais de 25 ans, a été arrêté pour excès de vitesse avec de la marijuana dans sa voiture. Sur les tapis rouges, l'ancien vice-président a toujours l'air emprunté.

Après le passage de l'ouragan Katrina, en septembre 2005, il a affrété personnellement un avion pour aller chercher 270 patients immobilisés sans électricité à l'hôpital de la Charité à La Nouvelle-Orléans. Le docteur David Kline, désespéré, avait fait appel à lui, ne sachant plus vers qui se tourner. Le Dr Kline était le chirurgien qui avait soigné le fils d'Al Gore après son accident. L'ancien vice-président a payé la location de l'avion. Deux groupes de 140 et 130 malades ont été transportés dans le Tennessee. Al Gore n'en a jamais parlé.

Source

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 12:53
Les Ig Nobel 2007, de la bombe gay aux secrets de la bouse de vache et des matelas

Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

Le Viagra qui améliore la résistance des hamsters au décalage horaire, les complications gastriques après l’ingestion d’un sabre, les recherches secrètes sur la bombe qui rend gay, l’extraction de la vanilline à partir de la bouse de vache… Le jury 2007 du désormais mythique prix Ig Nobel n’a pas démérité.

Comme chaque année, l’association Improbable Research a remis ses fameux prix Ig Nobel (prononcer ignoble) à peu près en même temps que le très respectable jury Nobel. Recherches loufoques, découvertes étonnantes et projets fantaisistes ont été généreusement récompensés lors d’une cérémonie déjantée, comme la tradition l’exige.

Pratiquement tous les prix correspondent à des spécialités retenues également pour les véritables prix Nobel. Mais les entorses sont permises. Le jury a ainsi créé un Ig Nobel d’aviation afin de ne pas rater la prometteuse découverte d’une équipe argentine (Diego A. Golombek avec Patricia V. Agostino et Santiago A. Plano,  de l'Université Nationale de Quilmes) sur un effet secondaire du Viagra. Celui-ci, en effet, réduirait les effets du décalage horaire, du moins chez le hamster (dont on sait pourtant qu’il ne fréquente pas davantage les lignes argentines que les autres voies aériennes).

En médecine, c’est fort logiquement que Brian Witcombe (Département de radiologie, Gloucestershire Royal NHS Foundation Trust, Gloucester, Royaume-Uni) et Dan Meyer (Etats-Unis) l’emportent avec une étude innovante sur les effets secondaires de l’ingestion d’une épée. Dan Meyer (Antioch, Tennessee) sait de quoi il parle, étant lui-même pratiquant et même président de l’association des avaleurs de lames.

Bombe non létale

En matière de projets invraisemblables, l’association a exhumé une idée folle qui semble bien avoir été évoquée par l’armée de l’air américaine en 1994 : la conception d’un gaz aphrodisiaque qui provoquerait chez l’ennemi une irrésistible attirance sexuelle pour les collègues soldats, fussent-ils de même sexe. Appelée bombe gay, cette arme n’a semble-t-il pas été explorée plus avant. Pour son aspect non létal, elle est récompensée aujourd’hui d’un superbe prix Ig Nobel de la paix. Rappelons que Jacques Chirac avait eu cet honneur en 1996 pour avoir choisi en 1995 de reprendre les essais nucléaires français au moment du cinquantième anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima.

En chimie, la récompense ne pouvait échapper à la japonaise Mayu Yamamoto, du Centre international de médecine du Japon qui a trouvé le moyen d’extraire la vanilline présente - qui en aurait douté ? - dans la bouse de vache. Signalons également Johanna van Bronswijk, spécialiste hollandaise de l’hygiène dans les bâtiments, qui s’est lancée dans le catalogue exhaustif du petit peuple d’invertébrés s’épanouissant dans nos matelas. Plus fantasque, Brian Wansink, célèbre nutritionniste américain et spécialiste de comportement alimentaire a dû inventer, pour mener ses études, un récipient sans fond dans lequel un gourmand impénitent peut puiser indéfiniment de la nourriture.

Le succès planétaire de cette compétition ne se dément pas, à tel point que le serveur de l’association Improbable Research était complètement saturé ce week-end et ce lundi. Dans la compétition elle-même, l’élargissement international s’est concrétisé par des récompenses de scientifiques installés bien au-delà de la sphère anglo-saxonne. Plus réjouissant encore, de - véritables - prix Nobel ont eux-mêmes remis les prix : Craig Mello (médecine, 2006), Roy Glauber (physique, 2005) et William Lipscomb (chimie, 1976, qui collabore régulièrement à cet événement).

Ig Nobel 2006 : des prix Nobel qui sentent le fromage

Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

Pourquoi les pics n'ont-ils pas mal à la tête ? Pourquoi les spaghettis cassent-ils en plus de deux morceaux ? Comment soigner le hoquet par un massage rectal ? A quelle vitesse les ultrasons parcourent-ils le fromage ? Pour avoir répondu à ces questions, des - vrais - scientifiques ont chacun reçu le désormais prestigieux prix Ig Nobel. Une récompense plus sérieuse qu'il n'y paraît. 

Affublé d'un bec d'oiseau et coiffé de plumes rouges, le professeur Ivan Schwab, de l'Université de Californie (campus de Davis) vient recevoir son prix Ig Nobel d'ornithologie, qu'il partage avec son défunt collègue Phillip May (UCLA, Université de Californie, campus de Los Angeles). Ces deux scientifiques ont résolu un mystère : comment un pic peut-il résister au nombre et à la force des coups qu'il porte à longueur de journée sur les arbres, pour déloger les insectes, faire la cour à une lointaine femelle ou creuser son nid dans un tronc ? Durant une journée ordinaire, le pic noir, par exemple, aura donné entre 8.000 et 12.000 coups de becs (La Hulotte, n° 82), largement de quoi abîmer le cerveau et décoller la rétine. Ophtalmologiste et spécialiste des oiseaux, Ivan Schwab a compris que l'animal résiste à ce traitement grâce à un cerveau petit et des yeux bien enfoncés dans un crâne épais et à structure spongieuse.

Le lauréat suivant, récompensé par l'Ig Nobel de médecine, ne s'est livré à aucune démonstration mais personne ne lui en a voulu. Francis Fesmire, un médecin urgentiste de l'université du Tennessee, a mis au point une technique de guérison du hoquet basé sur un massage rectal.

Consolation nationale après la remise des prix Nobel, trustés par les Américains, deux Français se sont vus remettre l'Ig Nobel de physique. Basile Audoly et Sebastien Neukirch (Laboratoire de modélisation en mécanique, université Pierre et Marie Curie, Paris) ont expliqué très savamment, en 2005, que si les spaghettis se coupaient toujours en plusieurs morceaux quand on les courbe trop, c'est qu'une onde élastique parcourt la tige, amplifiant localement la courbure.

Pourquoi le bruit d'une craie crissant sur le tableau noir nous est-il insupportable ? Le jury Ig Nobel a semblé convaincu par l'explication fournie par D. Lynn Halpern, Randolph Blake et James Hillenbrand (Northwestern University, Evanston, Illinois) : ce son réveillerait en nous le souvenir ancestral des cris qu'émettaient les primates non humains

L'Ig Nobel de la Paix est très logiquement revenu à Howard Stapleton pour son appareil baptisé Le Moustique, censément capable de repousser les adolescents grâce à l'émission de sons désagréables sur des fréquences aiguës que les plus âgés n'entendent plus. 

Fromage, moustiques et ultrasons

Au total, dix prix ont été remis pour des recherches étranges, amusantes, voire loufoques au premier abord. On apprend ainsi que l'anophèle (le moustique transmettant la malaria) est autant attiré par le fromage belge Limburger que par l'odeur des pieds humains, que Daniel Oppenheimer (université de Princeton) a étudié la question du recours abusif aux mots longs dans la langue vernaculaire et que les préférences gustatives du scarabée bousier ont passionné Wasmia Al-Houty de l'université du Koweit et son compatriote Faten Al-Mussalam, membre de l'autorité publique pour l'environnement.

Plus près de nos préoccupations quotidiennes, Nic Svenson et Piers Barnes ont déterminé combien il faut prendre de photos d'un groupe de personnes pour être sûr d'obtenir un cliché sur lequel aucune n'a les yeux fermés. Enfin, signalons le travail original de quatre chercheurs espagnols, de l'université de Valence et de celle des îles Baléares, qui ont mesuré l'influence de la température sur la vitesse des ultrasons dans le fromage Cheddar.

De l'ombre aux vrais Nobel ?

La seizième cérémonie de remise des prix Ig Nobels n'a pas failli à sa réputation de drôlerie, avec un impeccable show à l'américaine. Organisée depuis 1991 à l'université Harvard, cette remise de prix est patronnée par une revue scientifique et humoristique, Annals of Improbable Research, qui a pour thème « Les recherches qui font d'abord rire puis réfléchir ». L'expression Ig Nobel , en anglais, se prononce comme ignoble, qui a le même sens qu'en français. Pourtant, on ne trouve rien d'ignoble dans ces travaux, juste une belle dose d'irrévérence et d'autodérision...

Le succès de cette gentille mascarade ne se dément pas, au contraire. Il semble qu'il augmente d'année en année. Alors que les prix ont longtemps été remis, le plus souvent, en l'absence des intéressés, les lauréats 2006 n'ont pas hésité à faire le voyage à Harvard pour se prêter au jeu, et dans le monde entier, on se fait l'écho de cette cérémonie pour rire. Selon l'agence canadienne Science Presse, les journaux ont mieux couvert les Ig Nobel que les vrais Prix Nobel…

Pour aller plus loin et lire le livre :

"IgNobels, la science qui fait rire... et réfléchir", par Marc Abrahams (l'organisateur des prix), aux éditions Danger Public (350 pages, 14,50 euros)

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 19:23
Le Nobel de médecine récompense les travaux de généticiens

Le prix Nobel de médecine 2007 a été attribué, lundi 8 octobre, aux Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies, ainsi qu'au Britannique Martin Evans, pour leurs travaux sur les cellules-souches. 
Ce prix prestigieux, d'une valeur de 10 millions de couronnes suédoises (1,09 million d'euros), récompense leurs recherches sur les modifications génétiques de souris à l'aide de cellules-souches embryonnaires, a indiqué le communiqué du comité Nobel.
"Leurs découvertes ont permis de mettre au point une technologie d'une immense importance" pour cibler les gènes de souris, a justifié le comité. Ces recherches ont notamment été utilisées pour aider la science à déterminer pourquoi certaines maladies, comme la mucoviscidose, touchent les êtres humains à un niveau cellulaire. 
Les trois lauréats travaillent dans des laboratoires différents aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Mario Capecchi, 70 ans, né en Italie, est américain. Martin Evans (66 ans) et Oliver Smithies (82 ans) sont tous deux nés en Grande-Bretagne, mais le premier est britannique et le deuxième américain. 
En 2001, les trois hommes avaient obtenu le prix Albert-Lasker pour leurs travaux sur le génome de la souris.
L'an dernier, le comité Nobel avait déjà récompensé deux généticiens américains : Andrew Z. Fire et Craig C. Mello, pour leurs découvertes sur l'information génétique.

Les lauréats des dix dernières années : 
2007 :
Mario Capecchi (Etats-Unis), Oliver Smithies (Etats-Unis) et Martin Evans (Grande-Bretagne)
2006 : Andrew Z. Fire (Etats-Unis) et Craig C. Mello (Etats-Unis)
2005 : Barry J. Marshall (Australie) et J. Robin Warren (Australie)
2004 : Richard Axel (Etats-Unis) et Linda B. Buck (Etats-Unis)
2003 : Paul C. Lauterbur (Etats-Unis) et Peter Mansfield (Grande-Bretagne)
2002 : Sydney Brenner (Grande-Bretagne), John E. Sulston (Grande-Bretagne) et H. Robert Horvitz (Etats-Unis)
2001 : Leland H. Hartwell (Etats-Unis), R. Timothy (Tim) Hunt (Grande-Bretagne) et Paul M. Nurse (Grande-Bretagne)
2000 : Arvid Carlsson (Suède), Paul Greengard (Etats-Unis) et Eric Kandel (Etats-Unis)
1999 : Günter Blobel (Etats-Unis)
1998 : Robert Furchgott (Etats-Unis), Ferid Murad (Etats-Unis) et Louis Ignarro (Etats-Unis).
 
Source : Le Monde.fr(Avec AFP et Reuters) 

Le Prix Nobel de physique 2007 pour la «spintronique»

NOUVELOBS.COM | 09.10.2007 | 12:39

L’Académie royale des sciences de Suède a remis ce matin le prix Nobel de physique au Français Albert Fert, 69 ans, et à l’Allemand Peter Grünberg, 68 ans, qui ont tous les deux découvert en 1988, indépendamment l’un de l’autre, le phénomène de magnétorésistance géante (ou GMR). Cet effet physique a aujourd’hui envahit nos vies quotidiennes, via les têtes de lecture de nos disques durs d’ordinateurs ou de lecteurs musicaux numériques.

Les travaux fondamentaux sur le GMR ont permis le développement d’un nouveau champ de recherches en nanotechnologies, la spintronique, ou électronique du spin, qui exploite les propriétés quantiques du spin de l’électron, souvent représentée comme l’aiguille d’une boussole. La spintronique guide les électrons en agissant sur la rotation de leur spin au lieu d’agir sur leur charge électrique.

Albert Fert, qui avait reçu la médaille d’or du CNRS en 2003, était depuis plusieurs années pressenti pour le prix Nobel. Professeur à l’Université Paris-Sud (Orsay), Albert Fert est directeur scientifique de sein de l’unité mixte CNRS/Thalès depuis 1995.

Peter Grünberg est professeur au Forschungszentrum Jülich, en Allemagne, depuis 1972.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(09/10/07)
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 12:58
Article concernant aussi bien les 1°S que les TS spé SVT...

 

Craig Venter décrypte et publie l'intégralité de son propre génome. Cette première devrait dans quelques années être généralisée afin que chacun puisse découvrir ses propres prédispositions à certaines pathologies


CRAIG VENTER, le célèbre généticien américain a sans doute du souci à se faire pour l'avenir. Dans la revue scientifique internationale PLoS Biology datée d'octobre 2007, il révèle l'intégralité du séquençage de son propre génome qui affiche notamment une petite prédisposition à l'infarctus aigu du myocarde et aux cancers de la peau. Cette révélation n'a dû en réalité l'affecter que très modérément puisqu'il sait, en bon généticien, que la prédisposition génétique seule ne vaut rien, sans la prise en compte de l'environnement. 

Martine Perez indique dans Le Figaro (05/09/2007) que « Craig Venter, un des pionniers de la génomique, décrypte et publie l'intégralité de son génome » dans PLoS Biology d’octobre.
La journaliste note que « c'est la première fois que le génome d'un individu est totalement décrit ».
Martine Perez rappelle que « le séquençage du génome d'un individu consiste, à partir d'une goutte de sang, à décrire toutes les séquences de son ADN porté par les 23 chromosomes qui lui viennent de son père et les 23 qui lui viennent de sa mère ».
La journaliste cite le généticien Daniel Cohen, qui déclare que « c'est un travail très intéressant. […] Cela nous permet d'obtenir un certain nombre d'informations inédites concernant le génome humain et notamment cela nous montre que nous avions sous-estimé la diversité génétique humaine ».
« Quand on disposera de l'intégralité du génome pour 1 000 personnes par exemple, il sera bien plus facile d'analyser toutes les prédispositions génétiques d'un certain nombre de maladies multifactorielles »,
poursuit le spécialiste.
Martine Perez ajoute que « pour l'instant, le décryptage de ce génome est une oeuvre de longue haleine qui a duré plusieurs années et coûté plusieurs millions de dollars. […] C'est tout un nouveau pan de la connaissance génétique individuelle qui est en ligne de mire. Actuellement, il faut des centaines de calculateurs pour déchiffrer un code génétique humain complet. Dans 5, 10 ou 15 ans, les techniques vont se simplifier. Tout un chacun pourra alors avoir une disquette contenant son génome, comme il connaît aujourd'hui avec la plus grande facilité son groupe sanguin ».
La journaliste explique que « l'intérêt d'analyser son génome est d'abord de découvrir ses propres prédispositions à un certain nombre de pathologies ».
Martine Perez précise toutefois que « le sens de l'immense majorité des gènes qui nous composent nous échappe encore complètement », et note que « le gène seul n'a en général rien de déterminant (sauf pour les maladies monogéniques), puisqu'une majorité d'affections sont dues à des interactions entre le gène et l'environnement ».
La journaliste conclut en outre qu’« on ne peut également négliger toute la réflexion qui va s'imposer sur les conséquences psychologiques de cette médecine prédictive qui s'amorce ».

Source : Médiscoop

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 23:49
Recueilli par une unité pour malades d'Alzheimer aux États-Unis, il détecte les patients dont la mort est imminente et reste près d'eux pour un ultime réconfort.
 
« OSCAR arrive devant la chambre 313. La porte est ouverte, il entre. Mme K. est allongée paisiblement sur son lit et respire doucement. Autour d'elle, les photos de ses petits-enfants et une de son mariage. Malgré ces souvenirs, elle est seule. Oscar saute sur le lit, renifle l'air et marque une pause, histoire de considérer la situation. Sans plus hésiter, il fait alors deux tours sur lui-même pour se lover contre Mme K. Une heure passe. Oscar attend. Une infirmière entre, vérifie l'état de la malade et note la présence d'Oscar. Préoccupée, elle sort et commence à passer des coups de téléphone. La famille arrive, le prêtre est appelé pour les derniers sacrements. Le matou ne bouge toujours pas. Le petit-fils de Mme K. demande alors :»Mais que fait le chat ici ?* Sa mère, maîtrisant ses larmes, lui répond : »Il est là pour aider grand-mère à arriver au paradis... * Trente minutes plus tard, Mme K. pousse son dernier soupir. Oscar se lève, sort à pas de velours, sans que personne ne le remarque... »
 
Une fois n'est pas coutume, la prestigieuse revue médicale américaine The New England Journal of Medicine, dans son dernier numéro, loin de ses articles austères, a choisi de publier l'histoire vraie et touchante d'un petit chat pas comme les autres. Recueilli dans une unité pour malades d'Alzheimer à Rhode Island aux États-Unis, il présente la particularité incroyable d'identifier les patients dont la mort est imminente et de se blottir alors contre eux pour leur apporter un ultime réconfort. Il s'intéresse à chaque patient, mais ne s'installe sur leur lit que lorsque le moment fatal est arrivé. Le docteur David Dosa, gériatre à l'hôpital Rhode Island de Providence, travaillant dans cette unité, décrit avec précision dans le New England comment ce chat a transformé les pratiques de fin de vie, en prévoyant les décès, permettant d'organiser l'appel aux familles et les derniers offices religieux.
 
« Un indicateur quasi certain »
 
Quand les employés de cette maison de retraite de la ville de Providence ont recueilli le petit chat Oscar, ils étaient loin d'imaginer que ce dernier leur indiquerait, avec une fiabilité jamais démentie, le prochain patient qui passerait de vie à trépas. L'animal, âgé de deux ans, tigré et blanc, a été adopté par le personnel de l'unité de soins spécialisés dans la maladie d'Alzheimer situé au troisième étage. Selon David Dosa, Oscar fait des rondes régulières, observe les patients, les renifle avant de passer son chemin ou de s'installer pour un dernier câlin. Il lui est arrivé d'accompagner jusqu'à leur ultime demeure des mourants qui, faute de famille, seraient morts tout seul.
 
Ses prévisions se sont révélées jusqu'à présent si exactes que, dès qu'il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches. « Personne ne meurt au troisième étage sans avoir reçu la visite d'Oscar, écrit David Dosa. Sa seule présence au chevet d'un patient est perçue par les médecins et les soignants comme un indicateur quasi certain d'un décès imminent. »
 
Jusqu'ici, il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires, selon David Dosa, qui a précisé de ne pas pouvoir fournir d'explication aux capacités divinatoires du chat. Oscar a-t-il des dons particuliers ? Cette histoire permet de méditer en tout cas sur l'impact des animaux de compagnie dans certaines structures destinées aux personnes âgées.
 
Les chats, animaux particulièrement affectueux, pourraient jouer un rôle de réconfort pour ces malades atteints d'Alzheimer que la démence éloigne du monde rationnel. L'agence d'hospitalisation locale, en tout cas, a pris la mesure du rôle d'Oscar puisqu'elle a fait graver ces quelques mots sur le mur du service : « Cette plaque récompense Oscar le chat pour ses soins dignement compassionnels. » 

MARTINE PEREZ. - Publié le 28 juillet 2007 - Source : Le figaro.fr
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 10:31

Un homme au sang vert

Quelle n’a pas été la stupeur de médecins de Vancouver quand ils ont tenté de poser un cathéter à un patient aux symptômes dignes de Mr Spock…

 
C’est l’histoire d’une banale opération qui dégénère en scène de science-fiction à la X-files ou à la Star Trek. Dans le journal médical The Lancet, des médecins de l’hôpital Saint-Paul de Vancouver racontent la peur bleue qu’ils ont ressenti, en voulant poser un cathéter dans l’artère d’un homme de 42 ans, avant de l’opérer : le sang de ce patient était vert foncé, comme une pelure d’avocat, selon le docteur Flexman.
 
Ce patient faisait déjà l’objet de toutes les interrogations, dans la mesure où il était traité pour avoir développé un syndrome des loges*, après s’être endormi agenouillé.
 
En effectuant cette découverte quasi extraterrestre, les médecins ont immédiatement fait un prélèvement sanguin pour tenter de comprendre le mystère.
 
Pas de cuivre dans le sang
 
Après avoir procédé à l’opération avec succès, l’équipe médicale a pu connaître la vraie raison de cette couleur atypique : contrairement au célèbre personnage de Star Trek, Mr Spock, le patient n’avait pas de cuivre dans le sang, mais de la sulfhémoglobine, c’est-à-dire un dérivé de l’hémoglobine formé par réaction chimique avec certains composés industriels et/ou certains médicaments. En l’espèce, Dr Flexman a supposé que ce phénomène avait été provoqué par un médicament contre la migraine, le sumatriptan, que le patient avait pris en quantité supérieure à la posologie.
 
Par chance, le sang du patient a retrouvé une couleur normale une fois le traitement interrompu.
 
 
 
*Le syndrome des loges est une pathologie rare atteignant le plus souvent les muscles des membres inférieurs. 

Julie Connan (lefigaro.fr) - Publié le 08 juin 2007 - Actualisé le 08 juin 2007 : 16h14
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