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Ci-dessous, vous trouverez les extraits des 15 dernières publications sur le blog. Cliquez sur les titres pour voir l'intégralité de l'article, afficher les images et avoir accès aux liens qu'il contient.

23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:18

Le robot Spirit a découvert sur la planète rouge un sable riche en silice qui implique très probablement la présence d’eau liquide.

 

Le sable blanc découvert par hasard par Spirit.

Le sable blanc découvert par hasard par Spirit.
NASA/JPL-Caltech/Cornell .

Le handicap du rover Spirit l’a-t-il fortuitement conduit à découvrir la preuve de l’existence d’eau liquide à la surface de Mars ? Le robot a en effet perdu l’usage une de ses six roues, qu’il doit aujourd’hui traîner tout au long de son périple, laissant derrière de nombreuses ornières, à la manière d’un soc de charrue.
 
Spirit en profite pour analyser ses trouvailles. D’habitude, les matériaux ainsi charriés sont riches en souffre. Mais lors du 1.150ème « sol » (le nom des jours martiens) de sa mission, le rover a mis à jour dans le cratère Gusev un sable extrêmement pauvre en souffre et contenant pas moins de 90% de silice. Une analyse effectuée automatiquement grâce aux nouveaux logiciels récemment offerts à Spirit par la Nasa.
 
« C’est une des meilleurs preuves de la présence d’eau liquide découvertes par Spirit », indique un géochimiste de la Nasa. Cette composition implique en effet presque à coup sûr la présence d’eau liquide. Le « Gertrude Weise », nom informel donné à l’échantillon, du nom d’une joueuse de base-ball, s’est formé soit en présence d’eau liquide et de vapeurs acides produites par une activité volcaniques, soit dans un environnement ressemblant à nos sources chaudes.
 
Récemment, Spirit, présent sur Mars depuis 3 ans, avait découvert des traces d’érosion caractéristiques de l’eau liquide, mais aussi des preuves d’une explosion volcanique. Sa sœur jumelle Opportunity vient quant à elle de terminer le tour du cratère de Victoria, et s’apprête à entamer une périlleuse descente.
 

Laurent Suply (lefigaro.fr) - Publié le 22 mai 2007 - Actualisé le 22 mai 2007 : 15h01
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 18:46

Encyclopédie numérique sur la biodiversité terrestre

D'après le journal Le Monde, une encyclopédie numérique de la vie sera bientôt mise en ligne. Elle donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre.

Ce catalogue, qui décrira les 1,8 million d'espèces vivantes connues, donnera une vue d'ensemble de la biodiversité englobant le monde animal et végétal, sans oublier les champignons. Face aux risques présentés notamment par le réchauffement climatique et la surexploitation par les humains, "l'encyclopédie de la vie offrira des informations précieuses et bien organisées sur la biodiversité et sa protection (...) partout dans le monde et à tout moment", explique James Edwards, qui dirigera ce projet. Plus de 1,25 million de pages ont déjà été scannées pour ce qui sera "un outil de grande valeur pour les chercheurs, les enseignants, les étudiants et les décideurs politiques". James Edwards relève que "la création de cette vaste encyclopédie est permise grâce aux récentes avancées technologiques dans les moteurs de recherche et de visualisation de l'information réalisées depuis cinq ans".

Des pages de l'encyclopédie sont d'ores et déjà disponibles sur le site. Il faudra néanmoins une dizaine d'années pour créer l'ensemble des pages numériques – 300 millions au total – consacrées aux espèces vivantes cataloguées depuis environ deux cent cinquante ans par les scientifiques.

Les pages fourniront des informations écrites et, quand cela est disponible, des photos, de la vidéo et du son ainsi que des cartes et d'autres éléments multimédias sur chacune des espèces.

Parmi les principaux participants de ce projet figurent le Marine Biological Laboratory et l'université Harvard aux Etats-Unis, le Musée d'histoire naturelle de Londres et le Royal Botanic Garden en Grande-Bretagne.

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 17:58

Le développement durable en 100 vidéos


Le climat, l'énergie, la biodiversité, les ressources naturelles, la déforestation, l'effet de serre,
le recyclage, les déchets... :
tous ces thèmes (et d'autres) sont abordés dans la banque vidéo mise en ligne
par France 5.
Une centaine de films,
facilement accessibles, illustrent tous les thèmes du développement durable.

Ils sont complétés par un glossaire, un quiz et la possibilité de contacter des scientifiques.



A quoi sert le développement durable ?

 

Explications sur :

Le développement durable semble constituer la solution à tous les problèmes de notre planète. Très médiatisé, ce concept reste pourtant flou pour un grand nombre de nos concitoyens. http://www.linternaute.com/nature-animaux/nature/dossier/environnement/developpement-durable/index.shtml
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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 15:34

SIDA : La recherche s'intéresse aux séropositifs vivant sans traitement

Le Parisien, Le Figaro


Le Parisien rappelle dans un article qu’« environ 1 % des 150 000 séropositifs français vivent en pleine forme et sans aucun traitement depuis plus de 10 ans », et fait savoir que « selon une étude publiée hier dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, par l’Institut Pasteur, l’Inserm et l’Agence nationale de recherches sur le sida, ces «HIV controllers» ou contrôleurs du VIH seraient naturellement dotés de cellules tueuses particulièrement performantes, capables de détruire instantanément le virus ».
Le journal note que « le but des chercheurs [était de] comprendre comment leur système immunitaire arrive à contrôler le virus, alors qu’ils n’ont jamais pris aucun traitement contre la maladie ».
Le quotidien explique que « les scientifiques ont découvert que cette prouesse était réalisée par des cellules particulières, les lymphocytes T cytotoxiques ou cellules tueuses », qui « détruisent immédiatement les cellules infectées par le VIH ».
Le Parisien relève qu’« à terme, cette découverte pourrait permettre de fabriquer des médicaments ou un vaccin imitant ces mécanismes naturels de contrôle ».
Le journal ajoute qu’« il n’est pas impossible qu’un fichier national des «contrôleurs» français se mette en place afin de mieux étudier ce phénomène ; il s’agira de comprendre pourquoi il ne se produit que chez 1 % des séropositifs. La thèse d’une constitution génétique particulière est avancée ».
Le Figaro indique également que « des chercheurs français viennent de comprendre ce phénomène qui ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques ».
Le journal précise que cette découverte « est le fruit d'une collaboration entre des chercheurs de l'Institut Pasteur, sous la direction de Françoise Barré-Sinoussi et d'Alain Venet de l'Inserm avec le service de maladies infectieuses de l'hôpital Bicêtre, sous la direction du Pr Jean-François Delfraissy. […] Une étude ANRS coordonnée par le Dr Olivier Lambotte a été mise en place afin d'étudier les raisons d'un tel phénomène ».

Source : Revue de presse Médiscoop du 10 avril 2007- sante.net

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 18:02

« Vers un sang humain universel »
La Croix, Le Monde, Le Figaro


Denis Sergent indique dans La Croix que « des chercheurs ont trouvé le moyen de supprimer les groupes sanguins. Une découverte révolutionnaire qui pourrait, à terme, mettre fin au manque de dons ».
Le journaliste se penche en effet sur « la découverte réalisée par une équipe franco-américaine rassemblant des biologistes du CNRS, de l’université Aix-Marseille et de la société américaine ZymeQuest », dont les travaux ont été publiés dans Nature Biotechnology.
Denis Sergent explique que « les biologistes ont cherché un moyen de se débarrasser des antigènes » des groupes sanguins A, B et AB, caractérisés par les molécules de sucres présentes à la surface des globules rouges.
« Et c’est un peu par hasard qu’ils ont trouvé, parmi un millier de bactéries, une paire de «ciseaux biochimiques». Il s’agit de deux familles d’enzymes provenant de bactéries intestinales ou vivant dans le sol, et qui sont capables de couper les sucres », poursuit le journaliste.
Gerlind Sulzenbacher, ingénieur de recherche CNRS à Marseille, déclare ainsi que « les propriétés uniques et la grande efficacité de ces enzymes permettent d’envisager la conversion à grande échelle des groupes sanguins ».
Denis Sergent note que « des brevets ont été déposés pour les deux groupes A et B, et un essai clinique de phase II (détermination de la dose optimale de globules transférés) est en cours aux États-Unis pour le groupe B ».
Gerlind Sulzenbacher précise toutefois qu’« avant que ce procédé ne soit éventuellement approuvé, il faudra attendre entre 3 et 5 ans ».
Le Dr Bernard David, directeur médical de l’Etablissement français du sang, remarque quant à lui que « c’est une piste de recherche très intéressante. Mais il y a encore un pas à franchir avant de maîtriser cette technique avec des milliards de globules rouges et de pouvoir l’appliquer en thérapeutique humaine. On aura encore besoin des donneurs de sang ».
Jean-Yves Nau constate également dans Le Monde qu’« une équipe internationale de biologistes annonce avoir identifié deux familles d'enzymes qui pourraient permettre de transformer des globules rouges sanguins des groupes A, B et AB en globules identiques à ceux présents dans le sang des donneurs dits "universels", c'est-à-dire ceux du groupe O ».
Le journaliste remarque que « la possibilité d'obtenir, à l'avenir, une conversion in vitro des groupes sanguins A, B et AB en groupe O bouleverserait les pratiques transfusionnelles et la gestion des stocks sanguins. Elle réduirait aussi les risques d'erreurs aux conséquences parfois mortelles et constituerait donc une avancée thérapeutique de première ampleur ».
Jean-Michel Bader aborde aussi dans Le Figaro cette découverte de chercheurs de la firme ZymeQuest, du CNRS de Marseille et de l'université de Copenhague.
Le journaliste note qu’« une telle découverte de laboratoire, […] si elle franchit avec succès les essais cliniques humains en cours, serait une révolution formidable de la transfusion sanguine, étant donné la rareté actuelle des donneurs universels ».
Jean-Michel Bader relève toutefois qu’« à l'Institut national de la transfusion sanguine, on reste très réservé ».
Le Pr Phillippe Rouger déclare ainsi : « On est plus dans le business d'annonce que dans la science. Rien ne dit que tous les antigènes A seront décapés. Ou alors il faudra utiliser des doses énormes, 10 à 100 fois supérieures, à des coûts faramineux ».
Jean-Pierre Cartron, directeur scientifique de l'INTS, remarque quant à lui :
« Attendons la fin des essais cliniques pour nous prononcer ».

Source : Médiscoop du 03 avril 2007

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 11:06

Un troisième type de jumeaux vient d’être découvert !

 

Jusqu’à présent on connaissait deux types de jumeaux : les dizygotes et les monozygotes. Les premiers proviennent de deux ovules fécondés par deux gamètes mâles différents et les deuxièmes résultent de la division d’un seul œuf produisant des embryons génétiquement identiques. Cette constance était expliquée par le fait que, sur les dizaines de millions de spermatozoïdes essayant d’atteindre l’ovule, un seul arrivait à pénétrer sa membrane et à le féconder. Les biologistes considéraient jusqu’ici que, si un deuxième spermatozoïde pénétrait l’ovule (polyspermie), l’embryon ne se développerait pas car il contiendrait 23 chromosomes en trop. Cependant la nature surprend toujours la science là où on ne l’attend pas. C’est ce qu’il vient d’arriver avec la découverte de jumeaux d’un troisième type par une équipe de chercheurs américains. L’article vient d’être publié dans la revue Human Genetics.

L’équipe, coordonnée par le Dr Vivienne Souter du Banner Good Samaritan Medical Center à Phoenix, rapporte le cas rare de jumeaux avec des génotypes 46,XX/46,XY : le jumeau A présentant un phénotype hermaphrodite et le jumeau B un phénotype masculin. Après avoir constaté que le jumeau A présentait les deux organes génitaux les chercheurs ont entamé une première série d’examens (niveau de testostérone, échographie pelvienne et laparoscopie). Ensuite, ils ont réalisé une analyse cytogénétique avec des cellules sanguines et de fibroblaste dermique, ainsi que des tissus gonadiques (après une biopsie). Une analyse de l’ADN avec plus de 6.000 marqueurs des cellules des jumeaux et des parents a aussi été réalisée.

Souter et coll. ont ainsi constaté que le jumeau A était un vrai hermaphrodite et que le jumeau B était apparemment un garçon normal. Cependant, les deux jumeaux avaient un complément chromosomique 46,XX/46,XY dans les lymphocytes périphériques, les cellules du fibroblaste dermique ainsi que dans les cellules gonadiques. Le plus surprenant c’est que tous les deux présentaient 100% des allèles de la mère et environ 50% des allèles du père dans l’ADN des fibroblastes dermiques.

Les chercheurs considèrent que ces jumeaux étaient « chimériques » car ils résultent d’une seule contribution génétique de la mère et de deux contributions génétiques du père, ce qui ne peut être expliqué que par une fécondation de l’ovule par deux spermatozoïdes. A la fin de l’article les auteurs considèrent qu’il s’agit là du premier cas du genre répertorié.

Cependant, en 1982, Minowada et al. (voir références) avaient déjà décrit le cas d’un garçon japonais de 12 ans présentant les deux organes génitaux et des chromosomes 46,XX/46,XY ; mais, à l’époque, les analyses génétiques n’étaient pas aussi développées qu’aujourd’hui.

Tous ces cas suggèrent qu’une double fécondation est possible ; d’autres cas existent certainement quoiqu’il soit pour l’instant impossible d’évaluer leur fréquence.

Dr Marco Dutra

Références :

Souter VL, Parisi MA, Nyholt DR, Kapur RP, Henders AK, Opheim KE, Gunther DF, Mitchell ME, Glass IA, Montgomery GW. A case of true hermaphroditism reveals an unusual mechanism of twinning. Hum Genet. 2007;121(2):179-85. [Retrouvez l’abstract en ligne]

Minowada S, Hara M, Shinohara M, Ishida H, Fukutani K, Isurugi K, Niijima T, Hayashida Y, Miki T, Kishi K. Investigation of genetic markers in a true hermaphrodite with chi 46,XX/46,XY. Hum Genet. 1982;60(4):376-8. [Retrouvez l’abstract en ligne]

Williams CA, Wallace MR, Drury KC, Kipersztok S, Edwards RK, Williams RS, Haller MJ, Schatz DA, Silverstein JH, Gray BA, Zori RT. Blood lymphocyte chimerism associated with IVF and monochorionic dizygous twinning: case report. Hum Reprod. 2004;19(12):2816-21. [Retrouvez l’abstract en ligne]

Date de publication : 29-03-2007

Sources :

Sante.net - Revue de Presse Mediscoop du mercredi 28 mars 2007

Sante.net - Article commenté du jeudi 29 mars 2007

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 19:32

Le séquençage d'une partie de l'ADN nucléaire de l'homme de Néandertal montre qu'il s'est séparé de l'homme moderne il y a environ 500 000 ans.

LA GÉNÉTIQUE parviendra-t-elle à percer le mystère de nos origines ? Pour la première fois, une petite partie du génome de l'homme de Néandertal (Homo neanderthalensis), ou plutôt de son ADN nucléaire (principal constituant chimique du noyau de la cellule qui contient les caractères héréditaires), a été séquencé par deux équipes différentes de chercheurs. Ces travaux, annoncés lors de l'anniversaire de la découverte d'ossements très bien conservés en Croatie en juillet dernier (1), sont publiés presque simultanément dans deux revues scientifiques de référence : Nature et Science (2).
 
Les deux équipes ont utilisé l'ADN nucléaire d'un fossile de 38 000 ans mis au jour à Vindija, en Croatie. Ont ainsi pu être décryptées un million de paires de bases d'ADN, c'est-à-dire seulement 3 millièmes du génome complet de l'homme de Néandertal. Rappelons que le génome humain contient 3 milliards de paires de bases.

Jusqu'à présent, les études de génétique sur Néandertal se fondaient seulement sur quelques centaines de paires de bases d'ADN mitochondrial, c'est-à-dire ne portant que le matériel génétique des lignées maternelles. Les présentes études confirment l'absence ou le peu de mélange de Néandertal avec l'homme moderne (Homo sapiens) en Europe. Les premiers neandertaliens identifiés ont disparu il y a environ 30 000 ans. Tandis que l'homme moderne se serait dispersé à partir de l'Afrique il y a environ 40 000 ans, ce qui les a fait cohabiter en Europe de l'Ouest et en Asie pendant environ 10 000 ans.

Dans leurs études, les généticiens ont utilisé une technologie nouvelle à haut débit qui permet de séquencer 20 millions de paires de bases en 5 heures. La difficulté de la méthode consiste à se débarrasser des contaminations par de l'ADN contemporain, notamment occasionnées par la manipulation des fossiles.

L'ADN séquencé a été comparé aux génomes du chimpanzé et à celui de l'homme actuel. Des calculs statistiques permettent aux auteurs d'avancer que la séparation entre l'homme et le néandertalien est dix fois plus récente que celle entre l'homme et le chimpanzé, auparavant datée d'environ 6 millions d'années, ce qui la situe aux environs de 600 000 ans. Même si les auteurs donnent des résultats un peu différents pour la séparation des deux lignées. L'étude de Nature par des chercheurs allemands indique que l'ancêtre commun remonte à 516 000 ans, avec plus ou moins 50 000 ans d'incertitude. Alors que l'équipe américaine de l'étude de Science donne 706 000 ans, avec plus ou moins 300 000 ans d'incertitude.

« Ces études sont très intéressantes, elles compléteront l'analyse comparative des génomes humain et du chimpanzé qui ont mis en évidence des séquences ayant évolué rapidement chez l'homme et qui seraient impliquées dans l'évolution du cerveau », explique Eva-Maria Geigl, paléogénéticienne de l'Institut Jacques Monod du CNRS à Jussieu.

« Sans bouleverser l'état des connaissances actuelles, elles confirment la divergence entre la lignée néandertalienne et la nôtre que l'on situait entre 400 000 et 700 000 ans. Et confirment l'idée de deux espèces depuis longtemps divergentes, lorsque l'homme moderne vient piétiner les plates-bandes européennes des Néandertaliens », ajoute Pascal Picq, du Collège de France, qui souligne au passage que la paléoanthropologie et la génétique sont complémentaires.

(1) Nos éditions du 25 juillet 2006. (2) Nature, 16 novembre 2006. Science, 17 novembre 2006

ISABELLE BRISSON. Publié le 16 novembre 2006 - Actualisé le 16 novembre 2006 : 08h09

Source : Le Figaro.fr

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 19:22

Une information intéressante concernant le cours d'obligatoire

Une équipe française de l'Institut Gustave-Roussy est parvenue à faire revivre ce micro-organisme vieux de 5 millions d'années et baptisé Phoenix.

THIERRY HEIDMANN aurait dû se douter du tohu-bohu qu'allaient déclencher ses travaux : le responsable de l'unité des rétrovirus endogènes (Institut Gustave-Roussy, Villejuif) vient de publier dans l'édition électronique de Genome Research, le compte rendu d'une manipulation en éprouvette digne de Jurassic Park. Avec son équipe, il est parvenu à recréer un rétrovirus humain vieux de 5 millions d'années. Un virus baptisé Phoenix, comme il se doit. 
 
Le virus Phoenix est un rétrovirus de la famille des Human endogenous retroviruses (HERV).
Il est doté d'une boîte à outils enzymatiques qui lui confère la propriété de transcrire en ADN son ARN, et donc d'intégrer des copies de ses gènes dans les noyaux des cellules de son hôte. Environ 100 000 copies de ces virus du même type que le VIH, sont présents dans le génome de l'homme. Répartis sur de nombreux chromosomes, ils ont été intégrés de longue date dans notre appareil génétique. Certains cancers humains et animaux produisent des particules virales de la famille des Herv (ce qui pose la question de leur rôle éventuel dans le processus de cancérisation).

Les mécanismes et les scénarios moléculaires qui ont permis à ce cheval de Troie de s'introduire et d'intégrer durablement nos gènes fascinent les biologistes moléculaires. D'où viennent-ils ? Pour Thierry Heimann, les Herv ont « infecté » le génome des cellules germinales (les gamètes sexuels) des singes du Vieux Monde voici 30 à 40 millions d'années. Au cours de l'évolution, après la divergence entre l'homme et le chimpanzé, les généticiens ont trouvé plus de trente versions distinctes du virus.

Copies génétiques
Jamais jusqu'ici on avait trouvé, parmi les multiples copies génétiques de Herv chez l'homme, d'élément capable de se répliquer ni a fortiori de créer de nouvelles particules virales. Le travail de Thierry Heidmann et ses collègues a donc consisté à comparer les copies génétiques disponibles du virus, à en éliminer les mutations ponctuelles survenant à des points distincts. Puis à reconstituer un clone qui ressemble au mieux au virus original, à partir de deux Herv. Une fois l'ADN viral assemblé, ils l'ont inséré dans des cellules humaines après l'avoir doté d'un mécanisme qui lui interdit de se répliquer plus d'une fois. Ils ont alors observé que le virus était capable d'entrer dans les cellules par infection, et de s'y répliquer en plusieurs copies de lui-même.

« Le taux d'infectivité est extrêmement bas », précise le chercheur (1 000 fois moins que le VIH). L'équipe a découvert que certains des Herv naturels de l'homme peuvent, en se recombinant mutuellement, « renaître » et faire d'autres virus infectants. Dûment autorisée par la commission de génie génétique française, l'expérience fait rugir médias et chercheurs américains. Richard Ebright (université du New Jersey) estime dans Science que « tout travail invoquant la reconstitution d'une espèce éteinte ou infectieuse éradiquée aurait dû recevoir un feu vert spécial, et être faite dans un laboratoire P4 ».

JEAN-MICHEL BADER. Publié le 04 novembre 2006 Actualisé le 04 novembre 2006 : 21h58 Source

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 18:47

Après le silence des agneaux, voici le silence des gènes...

Le prix Nobel 2006 de médecine et de physiologie rompt avec la tradition qui veut que cette prestigieuse distinction ne soit accordée qu'à des chercheurs en fin de carrière, chercheurs dont les travaux ont été depuis longtemps reconnus par la communauté scientifique comme source de progrès dans la compréhension du vivant, normal ou pathologique. En décernant, lundi 2 octobre, ce prix de 1,1 million d'euros à Andrew Z. Fire et Craig C. Mello, respectivement âgés de 47 et 45 ans, les jurés de l'institution suédoise ont à la fois couronné deux jeunes chercheurs et un secteur naissant et très prometteur - quoique méconnu - de la génétique.

"Je suis vraiment surpris, surtout parce que je suis relativement jeune et que je pensais qu'il y avait bien d'autres découvertes méritant un prix Nobel", a ainsi confié Craig Mello à la radio publique suédoise peu après avoir appris qu'il était l'un des lauréats. C'est que les travaux des deux Américains, qui les ont menés à la découverte des bases moléculaires de "l'interférence de l'ARN", datent de moins de dix ans. Les recherches en cours laissent espérer une série d'applications thérapeutiques résultant de modifications dans la lecture et la traduction moléculaire du code génétique humain.

Ce qui est perçu comme une révolution a commencé en 1990 grâce à un biologiste amoureux des changements de couleur des fleurs de pétunias. Le professeur Richard Jorgensen, de l'université de Tucson (Arizona), intervenait alors sur les mécanismes moléculaires de coloration en intégrant dans le patrimoine héréditaire de ces plantes des gènes capables de modifier la lecture des gènes naturellement impliqués dans la coloration. Parvenu à transformer ses pétunias mauves en pétunias blancs, le professeur Jorgensen avait bâti une autre expérience, visant à introduire plusieurs copies du "gène mauve" pour obtenir des fleurs d'un mauve encore plus intense. Il obtint à l'inverse des fleurs d'une totale blancheur.

La déception passée, restait à comprendre comment les gènes introduits étaient devenus muets tout en rendant silencieux les propres gènes de la plante. Pour résoudre cette énigme, il fallut attendre la publication dans Nature - le 19 février 1998 - d'un article signé par Andrew Fire et Craig Mello. Ces deux chercheurs démontraient, chez le ver Caenorhabditis elegans, de quelle manière il était possible d'inactiver un gène en interceptant l'ARN messager, maillon essentiel entre l'ADN et les protéines. Les auteurs fournissaient ainsi à la communauté scientifique une clé moléculaire essentielle permettant de comprendre différents phénomènes contradictoires que ne parvenaient pas à expliquer les connaissances d'alors.

Fire et Mello proposèrent de dénommer "interférence de l'ARN" ce phénomène dont le champ d'application apparaît désormais beaucoup plus large qu'on ne pouvait l'imaginer il y a huit ans. On a tout d'abord compris que ce phénomène fournissait un nouvel et remarquable outil expérimental permettant - en leur imposant progressivement une inactivation partielle voire quasi totale - d'étudier la fonction des milliers de gènes qui constituent les génomes des organismes vivants.

Mais c'est la perspective d'user bientôt de ce phénomène à des fins thérapeutiques qui, aujourd'hui, mobilise les énergies. L'idée centrale est d'utiliser certaines molécules ciblées d'ARN venant interférer avec un processus physiopathologique. De nombreux travaux sont en cours chez l'animal, qui visent à traiter des affections cancéreuses ou des infections d'origine virale. L'administration de l'ARN étranger peut, comme pour les médicaments, se faire très simplement, par voie intraveineuse ou orale.

La capacité d'inactiver directement un gène permet aussi d'ores et déjà d'aborder de manière originale un large éventail de pathologies - notamment cancéreuses - pour lesquelles une approche pharmaceutique classique n'est pas disponible ou pas envisageable. Aux Etats-Unis, des dizaines de sociétés de biotechnologie et des géants de l'industrie pharmaceutique développent cette technique, et les premiers essais cliniques sont en cours. Le prix Nobel 2006 de médecine, attribué à MM. Fire et Mello, devrait amplifier ce phénomène.

Source : Article de Jean Yves Nau  Le Monde.fr du 04/10/06

~~~~~~~~~~~~

La génétique peut mener à tout. Au Nobel de médecine et de physiologie, comme en témoigne le prix décerné, lundi 2 octobre, aux Américains Andrew Fire et Craig Mello (Le Monde du 4 octobre). Ou encore au prix Nobel de chimie attribué, mercredi 4 octobre, à l'Américain Roger Kornberg. Ce professeur à la faculté de médecine de l'université Stanford est récompensé pour ses travaux sur les mécanismes de transcription des gènes chez les eucaryotes. La comparaison ne s'arrête d'ailleurs ni à la discipline commune aux trois lauréats ni à leur nationalité. Comme MM. Fire et Mello, M. Kornberg est, fait rare, distingué pour des travaux très récents et non pour une contribution ancienne qui se serait révélée déterminante, comme ce fut le cas pour le Nobel de chimie 2005, attribué au Français Yves Chauvin.
La transcription des gènes est un mécanisme fondamental du vivant. En traduisant l'information codée sur le support de l'hérédité, c'est-à-dire l'ADN, elle permet aux organismes de synthétiser les bonnes protéines, au bon endroit, au bon moment. Au cours de ce processus, une portion de la double hélice d'ADN se réplique sur un unique brin, dit d'ARN messager (ARNm). Celui-ci sert, ensuite, de mode d'emploi dans la synthèse d'une protéine.

Ce mécanisme est permis par l'action d'une enzyme, l'ARN-polymérase, "un gros assemblage moléculaire d'une dizaine de protéines distinctes, représentant environ 30 000 à 40 000 atomes", explique Olivier Bensaude, chercheur au laboratoire de régulation de l'expression génétique (ENS/CNRS). Roger Kornberg est distingué pour avoir établi, par cristallographie, la structure de l'ARN polymérase. "Lorsqu'on parvient à cristalliser une molécule, on peut ensuite faire diffracter des rayons X sur le cristal et, à partir de la figure de diffraction (c'est-à-dire de l'image projetée), déduire la structure spatiale de la molécule", précise M. Bensaude.

Publiés en 2001, les travaux de M. Kornberg ont porté sur l'étude de l'ARN polymérase de la levure, un être eucaryote, au même titre que les animaux et les plantes. Ces travaux ont permis de révéler le jeu de puzzle moléculaire de la transcription, c'est-à-dire, selon l'expression du généticien Pierre Chambon, "la façon dont la polymérase embrasse l'ADN pour le transcrire". "Aux premiers travaux de cristallographie sur la polymérase purifiée ont succédé des travaux sur cette même enzyme à différents moments de la transcription, ajoute M. Bensaude. Un peu comme si on parvenait à obtenir la photo d'une machine au repos puis à différentes phases de son fonctionnement." Les "images" obtenues de ce jeu de Meccano sont de l'ordre du dix millionième de millimètre.

Comme chaque année, certains membres de la communauté scientifique s'étonnent de l'absence de certains scientifiques dans le choix du jury. Cette année, circulent les noms des Français André Sentenac et Pierre Chambon, comme ceux des Américains Robert Roeder et Robert Tjian, dont les travaux sur la transcription en général et sur la caractérisation ou l'isolement des polymérases en particulier ont pavé la voie à ceux de Roger Kornberg. Selon Pierre Chambon, ces réserves n'ont pas lieu d'être et l'Académie royale de Suède a justement récompensé "le travail superbe et original de l'un des meilleurs cristallographes au monde".

Stéphane Foucart

Roger Kornberg, 59 ans, est professeur de médecine à l'université Stanford (Californie). Il a 12 ans lorsqu'il accompagne son père Arthur à Stockholm, où celui-ci se voit remettre le Nobel de médecine. Sa mère, Sylvy, biochimiste, a contribué aux recherches de son mari. "A la maison, nous parlions science à dîner, certains après-midi et durant les activités de week-end. La science était une joie et quelque chose de complètement naturel pour mes frères et moi", a raconté Roger Kornberg. C'est à Stanford qu'il a fait l'essentiel de ses études et de sa carrière, si l'on excepte une parenthèse à l'université britannique de Cambridge entre 1978 et 1984. - (AFP.)

Source : Le Monde.fr Article paru dans l'édition du 06.10.06

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 06:59

Mathématiques, astronomie... La science arabe a très largement favorisé les innovations autant que les avancées théoriques. Un héritage indispensable encore ressenti dans les sciences modernes.

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