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Ci-dessous, vous trouverez les extraits des 15 dernières publications sur le blog. Cliquez sur les titres pour voir l'intégralité de l'article, afficher les images et avoir accès aux liens qu'il contient.

13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 10:02

OGM : un tour d'horizon complet
Ce dossier présente les OGM sous différents aspects : les risques potentiels pour notre santé et notre alimentation, leurs avantages, les conséquences de leur exploitation sur l'environnement, l'impact sur l'économie, le principe de précaution, l'aspect juridique ...


Les OGM alimentaires : Etat de santé

Savez-vous que les OGM ont d'abord été créés pour rendre l'agriculture plus performante? Et que maintenant, d'autres OGM en développement viseraient davantage les consommateurs avec des aliments plus nutritifs contenant moins de gras et de calories ?
Voici un dossier qui vous donne une vue d’ensemble sur les OGM alimentaires. Vous y trouverez sans doute réponse à vos questions et matière à réflexion.
À vous la parole, dites-nous ce que vous pensez des OGM !
Répondez à notre mini-enquête.


Sur la trace des OGM
Afin que l'agriculteur et le consommateur puissent exercer leur libre choix en matière d'OGM, l'Europe a décidé de mettre en place deux filières : OGM et non OGM. Ce qui impose de pouvoir suivre les OGM à la trace, et de vérifier qu'ils ne « contaminent » pas la filière non OGM au-delà du seuil de 0,9% autorisé.
Sur la trace des OGM : un film de Jean-Marc Serelle (20 minutes), lien pour téléchargement ou visionnage au format mp4 (68.1 Mo)


La cité des sciences et de l'industrie propose un dossier complet sur les Ogm. 
Quatre thèmes sont développés :
« Soja, maïs, colza, coton... l'état des cultures OGM dans le monde »,
« Environnement, biodiversité, santé : quels impacts ? quels risques ? », 
« OGM cultivés et en préparation dans les labos : quels effets recherchés ? » , 
« Au-delà des OGM, quels modèles de production agricole pour demain ? ».

Le site de la Cité a mis également en ligne un reportage vidéo sur la traçabilité des OGM. La législation européenne impose la mise en place de deux filières (avec et sans OGM) mais comment peut on assurer une traçabilité des produits avec OGM ? Le film réalisé par Jean-Marc Serelle explore le sujet durant 20 minutes.

Le dossier .
La vidéo.


OGM : "Ils n'éradiqueront pas la faim dans le monde"
Louis-Marie Houbedine est Directeur de Recherches INRA et expert à la Commission du Génie Génétique et à l'Afssaps. Son avis sur le débat actuel concernant les OGM. Entretien

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 18:52

Le projet Planète Gène est porté par Benoît ARVEILER, Directeur du Laboratoire de Génétique Humaine, Développement et Cancer (EA3669) de l’Université Victor Segalen Bordeaux 2. 

Pourquoi Planète Gène ?

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 13:52
   Faut-il avoir peur du clonage ?
Dangereux, sélectif, monstrueux... Le clonage est-il si néfaste ? Pour les chercheurs, il est signe de grands espoirs thérapeutiques. Mais les législateurs veillent au grain.
 Les techniques | Les espoirs | Sous surveillance |
Sommaire


    Jusqu'où peut-on aller avec la vie ?
Les Français s'inquiètent des progrès scientifiques dans le domaine des sciences de la vie. Dérives ? Eugénisme ? Profits ? La bioéthique tente d'œuvrer au respect des droits de la personne. Lire   


   Le business de l'ADN
Grâce à l'ADN, on peut retrouver son père biologique, savoir si l'on aura un cancer dans 30 ans, retrouver des criminels ou pister les fraudes. De nombreuses entreprises profitent de ce marché en pleine explosion. Notre enquête. Lire


   Cellules souches "une grande avancée pour la biologie humaine"
Des chercheurs ont réussi à produire des cellules souches à partir de morceaux de peau. Plus besoin d'utiliser des embryons. Entretien avec le Dr Jacques Hatzfeld Lire




 

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 11:07

Cet article fait suite à Mendel et notre temps (1)

Mendel et notre temps (2)

Les faits d'hérédité ont commencé à être pris en compte vers la fin du XVIIe siècle, pour appuyer la théorie des ovistes ou des animalculistes, selon les cas. En 1683 Van Leeuwenhoek fait une observation intéressante : quand on croise des Lapins mâles gris avec des femelles blanches, on obtient des petits Lapins gris, semblables au père (argument en faveur de l'animalculisme). En 1745 Maupertuis, dans La Vénus physique, est plus nuancé : «[…] L'enfant naît tantôt avec les traits du père, tantôt avec ceux de la mère et paraît tenir d'eux jusqu'aux inclinations et aux qualités de l'esprit. L'Ane et la jument forment un animal qui n'est ni Cheval ni Ane, mais qui est visiblement un composé des deux. Si le fœtus était le ver qui nage dans la liqueur séminale du père, pourquoi ressemblerait-il quelquefois à sa mère ? S'il n'était que l'œuf de la mère, que sa figure aurait-elle de commun avec celle de son père ? […]»

Ainsi donc le XVIIIe siècle s'achève dans l'incertitude, par exemple, la théorie la plus en vogue était celle des animalculistes. Tout organisme à naître, pensaient ces derniers, est préformé dans le sperme du père. Ce modèle réduit était appelé homoncule, nom que donne Goethe à l'enfant que Faust veut fabriquer en laboratoire. Certains soutenaient même que le sperme d'Adam contenait, emboîtés les uns dans les autres comme des poupées russes, les homoncules de tous ses descendants.

Ces conceptions fondées sur les apparences étaient aussi profondément ancrées dans les mentalités que celles concernant le rapport des astres entre eux. L'homme était le centre de la reproduction comme la Terre était le centre du monde. Si le fait d'avoir dissipé les apparences en ce qui a trait aux astres a valu à Copernic la réputation que l'on sait - ne parle-t-on pas de révolution copernicienne à son sujet ? Celui qui a dévoilé les véritables lois de l'hérédité mérite la même gloire.

Mendel faisait ses expériences sur les plantes, les pois plus précisément. Peut-être cela l'a-t-il aidé à se défaire des préjugés homonculistes. C'est le pollen certes qui courtise le pistil, mais il est porté par le vent ou l'insecte. Son rôle dominant est loin d'être aussi apparent que dans le cas du mâle qui monte la femelle.
 

On faisait des expériences de croisement sur les plantes depuis longtemps. On obtenait souvent de bons résultats, mais on ne parvenait pas à dégager des lois qui auraient permis d'obtenir ces bons résultats à volonté. 

Les pois sur lesquels travaillait Mendel étaient d'une espèce qui se reproduit par auto-fécondation. Mendel eut l'idée de recourir à une pratique déjà connue des botanistes, quoique critiquée par certains représentants de l'Église, l'insémination artificielle (voir aussi). C'est ainsi qu'il a pu marier des plants produisant des pois jaunes avec des plants produisant des pois verts. Résultat, très étonnant : que des pois jaunes

Où était passé le caractère vert ?
 

C'est l'une des questions les plus intéressantes qui aient été posées au cours de l'histoire des sciences. La théorie du mélange se trouvait réfutée. 

Cherchant une réponse à sa propre question, Mendel laissa les plants à pois jaunes de la première génération s'auto féconder. Résultat encore plus étonnant : 3 pois jaunes pour 1 pois vert, en moyenne. Certains parents porteurs de gènes mutés savent par une douloureuse expérience qu'il y a une chance sur trois pour que leurs enfants aient telle maladie héréditaire. La première loi de Mendel s'applique dans ce cas.

Un caractère peut disparaître à une génération et reparaître à la suivante selon les lois mathématiques simples au début mais de plus en plus complexes à mesure que le nombre de caractères en interaction s'accroît.
 

Mendel ignorait tout des gènes
. Il ne les avait pas vus au microscope. La seule interprétation rigoureuse possible de ses expériences l'obligeait postuler l'existence de "particules héréditaires". Sur le strict plan intellectuel, son mérite était ainsi beaucoup plus grand que s'il avait pu apercevoir les gènes, au terme d'une dissection par exemple.
 

On sait aujourd'hui qu'un organisme comme le nôtre compte environ 100000 gènes qui sont autant de segments de la molécule d'ADN présentes dans le noyau de chacune de nos cellules. On sait aussi que ces gènes agissent par couples, que c'est tantôt celui qui vient de la mère qui est dominant, tantôt celui qui vient du père, ce qui exclut une quelconque hiérarchie entre les sexes en matière de reproduction. 

Les grandes découvertes en sciences sont en général dans l'air du temps. C'est pourquoi il y a tant de querelles quand vient le temps de déterminer la paternité d'une découverte. Newton par exemple, a fait des bassesses pour prouver que c'est lui et non Leibniz qui avait découvert le calcul intégral et différentiel. 

Mendel a publié ses premiers résultats en 1866. C'est seulement en 1900, quarante-quatre ans plus tard, que la science officielle a reconnu qu'il avait raison. De tous les grands savants, Mendel est l'un de ceux qui doit le moins à son entourage. 

Dans les coins perdus, le génie est plus rare que dans les grands centres, mais il a de fortes chances d'y être plus pur
.
 

A partir de 1900 la génétique se développera rapidement, trop rapidement aux yeux de Lyssenko, le biologiste russe qui eut la faveur de Staline parce qu'il soutint devant lui que, par opposition à l'ancienne approche globale, qui avait encore des partisans, la génétique à la Mendel et à la Morgan était incompatible avec le socialisme orthodoxe. On a dit aussi que Lyssenko n'était tout simplement pas assez intelligent pour comprendre les raisonnements subtils de Mendel. Ce qui expliquerait pourquoi il en a voulu, mortellement - c'est le cas de le dire - à son compatriote Vavilov, un savant authentique dont la compétence était reconnue par les grands généticiens du monde entier. Vavilov est mort dans les prisons de Staline en 1940 ; Lyssenko régna sur la biologie soviétique jusqu'en 1965, année où il fut destitué à son tour, mais avec une douceur qui lui permit de vivre jusqu'en 1976.

Sources :
L'encyclopédie de l'Agora -
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Johann_Gregor_Mendel  - Articles par Jacques Dufresne - Mise à jour du 25 mai 2006.
Bordas Encyclopédie Tome III par Roger Caratini.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 10:52

Cet article fait suite à la présentation rapide de J.G. Mendel 

Mendel et notre temps (1)  

On dit souvent que le XXIe siècle sera celui de la génétique et des biocrates. Pour cette raison et pour plusieurs autres, la découverte des lois de l'hérédité par Gregor Mendel est fondamentale.
 
Disons tout de suite que si, à l'époque de Staline, la biologie officielle soviétique avait suivi la voie tracée par Mendel, l'agriculture aurait sans doute été beaucoup plus productive en URSS. Dans un tout autre domaine, rappelons aussi que Mendel a contribué plus que tout autre biologiste à démontrer l'égalité entre les sexes en matière de reproduction. 
A en juger par de nombreuses apparences, le mâle a un rôle dominant dans la reproduction : il est l'artiste, la forme vient de lui, la femme ne fournit que la matière, elle porte son enfant. Cette lecture des choses a servi de fondement à diverses théories traditionnelles sur l'hérédité. 
De nos jours tout lycéen apprend, bien sagement (enfin, il faut l'espérer), que le noyau du zygote (œuf fécondé) contient n chromosomes paternels et n chromosomes maternels, que ces chromosomes renferment une molécule d'ADN gouvernant l'apparition des caractères héréditaires. 

Mais avant Mendel, comment imaginait-on l'ordre des choses ?

 
Ø       La théorie de la génération spontanée. Les anciens Hippocrate et Aristote en tête, ont tous cru à la génération spontanée des êtres vivants. Aristote écrivait dans son Traité sur la génération des animaux : «[…] Tout corps sec qui devient humide, ou tout corps humide qui se dessèche, produit des animaux pourvu qu'il soit susceptible de les nourrir […]» Ces croyances ont persisté au Moyen-Age et étaient encore répandues du temps de Molière et de Descartes. Van Helmont (1577 – 1644) admettait deux modes de reproduction pour les animaux : la génération régulière, selon laquelle les animaux proviennent d'une semence et la génération irrégulière, à partir des "choses putrides". Les premières expériences qui tentèrent de ruiner cette théorie sont dues au naturaliste Francesco Redi (1626- 1698).
 
Ø       La théorie des deux semences remonte elle aussi à l'antiquité, c'est Galien (IIe siècle ap. J-C) qui donna à cette théorie sa forme la plus explicite : il supposa que les ovaires, appelés didymes ou testicules femelles, sécrétaient une semence «moins chaude et plus humide que la semence mâle» se mêlant à elle après l'accouplement. Cette théorie fut reprise et défendue par Ambroise Paré (1517 – 1590), Descartes (1596 – 1650) et Maupertuis en 1745 dans la Vénus physique, exposé critique des théories de la génération. Tous ces auteurs, dont un grand nombre croyaient aussi à la génération spontanée, ont donc pensé que les deux parents d'un animal jouaient un rôle dans sa reproduction. Ainsi Descartes dans le Traité de l'homme, ouvrage posthume paru en 1680 écrit-il : «[…] Il me suffit de dire que celle [la semence] des plantes étant dure et solide, peut avoir des parties arrangées et situées d'une certaine façon, qui ne saurait être changée que cela ne les rende inutiles ; mais il n'en est pas de même de celle des animaux, laquelle étant fort fluide, et produite ordinairement par la conjonction des deux sexes, semble n'être qu'un mélange confus de deux liqueurs, qui servant de levain l'une à l'autre, se réchauffent en sorte que quelques-unes de leurs particules, acquérant la même agitation qu'a le feu, se dilatent et pressent les autres, et par ce moyen les disposent peu à peu en la façon qui est requise pour former les membres. Et ces deux liqueurs n'ont point besoin pour cela d'être fort diverses. Car comme on voit que la vieille pâte peut faire enfler la nouvelle, et que l'écume que jette la bière suffit pour servie de levain à d'autre bière : ainsi il est aisé a croire que les semences des deux sexes, se mêlant ensemble servent de levain l'une à l'autre […]»
 

La querelle des ovistes et des animalculistes : la plupart des naturalistes cherchèrent à démontrer le rôle essentiel de l'une ou l'autre des deux semences dans le développement de l'organisme. Les uns prétendaient que seule la semence femelle (l'œuf) contribuait à la formation de l'embryon : ce sont les ovistes ; les autres considéraient, au contraire, que l'élément fondamental était représenté par les spermatozoïdes fournis par le mâle : ce sont les animalculistes. Les ovistes défendent la thèse suivante : les femelles pondent des œufs, dans ces œufs préexiste un fœtus tout organisé (préformé). Lors de la copulation, le mâle introduit sa semence qui tire le germe de sa "torpeur". Cette thèse a notamment été défendue par De Graaf. La théorie des animalculistes repose sur la découverte des spermatozoïdes par l'inventeur du microscope (Van Leeuwenhoeck en 1677), ces animalcules, qu'on appelait aussi à l'époque vers spermatiques furent d'abord observés chez l'homme puis chez d'autres espèces animales. Les partisans de l'animalculisme affirmaient que le fœtus était préformé non pas dans l'œuf mais dans le spermatozoïde.

Cet article est prolongé par Mendel et notre temps (2)
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 10:48
Présentation rapide de J.G. MENDEL

À l'époque où Darwin était traité de cancre par son père, Mendel était recalé à Vienne à des examens qui lui auraient permis d'entrer dans l'enseignement supérieur. Voici le jugement de l'examinateur :
  «[…] Le candidat semble ne rien savoir de la terminologie technique... Il nomme tous les animaux en allemand familier et évite la nomenclature systématique. Bien qu'ayant étudié diligemment, il manque de connaissances, et même le peu qu'il sait, il ne le sait pas assez clairement […]».

Johann Mendel était né à Heinzendorf-sur-Odrau, petit village de Moravie (République Tchèque,) pays qui était alors rattaché à l'Autriche. Après des études secondaires pénibles - à cause de la pauvreté de ses parents, des paysans, il avait dû commencer très tôt à donner des leçons pour les payer - il entre au monastère augustinien de Brno où il devient prêtre quatre ans plus tard pour se consacrer ensuite, pendant de longues années à l'enseignement des Sciences Naturelles dans les petites classes. Mais la botanique faisait partie de la tradition du monastère de Brno et les jardins y étaient magnifiques. Johann Mendel (Gregor depuis son entrée en communauté) ne pouvait se greffer sur un milieu qui lui convenait mieux. Son père l'avait initié au jardinage, à l'art de la greffe plus précisément. Le monastère mit d'autre part à sa disposition un local où il put rassembler animaux et plantes. Ce sont surtout les plantes qui suscitaient son intérêt et parmi ces dernières, les petits pois (voir aussi). Si la génétique moderne a pu prendre forme dans ce modeste laboratoire de campagne, c'est que tout est possible en sciences.

Mendel a vécu de 1822 à 1884. Il a commencé ses grands travaux vers 1850. A cette époque la théorie sur l'hérédité la mieux reçue était celle du mélange des sangs telle que l'avait formulée le cousin de Darwin, Galton : «[…] la demie du père et de la mère à la première génération, le quart, à la seconde…[…]». Cette théorie contredisait l'intuition centrale de Darwin publiée dans un opuscule : «La transmission héréditaire des avantages d'un animal».C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles elle a été abandonnée. Les travaux de Mendel eurent pendant plus de trente ans le sort des caractères qu'il qualifiait lui-même de récessif : ils demeurèrent en latence jusqu'à ce que ce que au début du XXe siècle Hugo de Vries, Carl Correns et Erich Von Tschermak les redécouvrent chacun de leur côté.

Cet article est prolongé par Mendel et notre temps (1) puis par Mendel et notre temps (2).
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:59
Article en construction

Observer des chromosomes dans les glandes salivaires de larves de chironomes...

"La dissection des glandes salivaires de chironome et la réalisation de préparations microscopiques permettent
d'observer des chromosomes dans le noyau de la cellule en classe de troisième."


http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1194888609640/0/fiche___ressourcepedagogique/&RH=1160067860062
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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 17:31
A FAIRE CHEZ VOUS Isoler l'ADN d'une banane
Nul besoin d'être généticien ou de disposer d'un labo suréquipé pour réussir à extraire les molécules d'ADN d'une banane. L'Internaute Magazine vous en donne la preuve en images, avec cette expérience simple et sans danger. Voir 



L'ADN est sans aucun doute la molécule la plus connue. Tellement célèbre que l'on oublierait presque qu'elle a eu du mal à s'imposer. 

Lire : La reconnaissance tardive de l'ADN
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 15:28
Parkinson : l'espoir de la thérapie génique
Le Figaro, Le Parisien

Martine Perez indique dans Le Figaro que, selon un article publié dans le Lancet, « pour la première fois, 11 malades ont bénéficié d'une injection d'un gène dans le cerveau pour lutter contre » la maladie de Parkinson.
La journaliste parle de « lueur d'espoir, malgré des résultats très préliminaires ».
Martine Perez explique ainsi que des chercheurs américains de l'université Cornell, à New York, « ont décidé de produire un virus contenant le gène d'un enzyme indispensable à un neurotransmetteur, le gaba (l'acide gamma-amino-butyrique), dans l'objectif d'inhiber l'activité du noyau subthalamique », qui aurait un lien avec les symptômes de la maladie.
« Ils ont choisi 11 patients âgés en moyenne de 58 ans, atteints d'une maladie de Parkinson sévère et, par voie chirurgicale, ils leur ont injecté le virus modifié dans le fameux noyau subthalamique », continue Martine Perez.
La journaliste précise que « l'objectif était de montrer la faisabilité et l'innocuité de cette démarche. Mission accomplie : la procédure a été bien tolérée par les patients, sans complication ni effet secondaire ».
Martine Perez ajoute que « pour ce qui est de l'efficacité, les auteurs concluent qu'un an après l'intervention, une petite amélioration des symptômes est observée, avec, à l'imagerie cérébrale, une certaine normalisation de l'activation des réseaux cérébraux ».
La journaliste livre la réaction du Pr Jean-Michel Heard (Institut Pasteur Paris), qui déclare que « ces travaux sont très intéressants. Ils sont la suite de travaux expérimentaux menés chez le rat depuis 1998. Le virus vecteur du gène utilisé ici a la particularité d'avoir été vidé de ses gènes et de ne pas induire de réponse immunitaire et donc de rejet ».
Le Pr Marc Peschanski, de l’Inserm, remarque pour sa part que « les résultats cliniques apparaissent très limités, les améliorations observées n'étant en fait pas très éloignées des fluctuations naturelles de la maladie. D'autres essais avec des doses différentes de virus modifié sont nécessaires », indique le spécialiste.
Le Parisien consacre quelques lignes à cette publication, retenant que « les responsable new-yorkais de l’étude voient [dans ce « premier pas encourageant »] une base de travail pour élaborer des modèles de thérapies géniques pour diverses maladies neurodégénératives ».

Source Mediscoop du 22-07-2007

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 10:00

La Croix indique que « d’ici à quelques jours, la Haute autorité de santé va recommander au ministère de la santé une modification de la loi pour autoriser un dépistage plus précoce de la trisomie 21 ».
Le journal précise que « pour rendre cet avis, les experts de la HAS se sont fondés sur une étude clinique menée par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ».
La Croix cite ainsi le Pr Patrick Rozenberg, du service de gynéco-obstétrique de l’hôpital de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), qui remarque que « ce nouveau dépistage [comprenant la mesure de la clarté nucale et le dosage de deux marqueurs sériques] devrait permettre de réduire le nombre d’amniocentèses, un examen qui n’est pas sans risque pour le fœtus. Pour la mère, il devrait aussi réduire le risque de complications liées à une interruption tardive de la grossesse ».
Le praticien ajoute que « l’accumulation des différentes méthodes de dépistage, indépendantes les unes des autres, a conduit à un dérapage complet et à une survalorisation du risque de trisomie 21. Cela a entraîné la réalisation d’un nombre excessif d’amniocentèses, un acte qui est loin d’être anodin puisqu’on estime qu’il entraîne le décès d’un fœtus normal sur 100 ».
Laurence Bussières, de l’unité de recherche de l’hôpital Ambroise-Paré, précise que ce dépistage combiné « présente un taux de détection de 80 %, contre 75 % pour les méthodes actuelles ».
La Croix livre pour l’occasion un entretien avec Didier Sicard, président du Comité consultatif national d’éthique, qui remarque que « notre société est très peu encline à accepter le handicap comme faisant partie d’une normalité humaine. […] Il y a un écart entre les discours, généreux, et les pratiques, qui sont d’exclusion ». 

Source : Mediscoop - 07/06/2007 

Une nouvelle voie de recherche pour dépister la trisomie 21
LE MONDE | 20.07.07 | 15h32  •  Mis à jour le 20.07.07 | 15h32

Pourra-t-on bientôt dépister une anomalie génétique présente chez un foetus en analysant le génome des cellules foetales présentes dans le sang de la future mère ? Quelques équipes de biologistes à travers le monde travaillent sur des techniques visant à atteindre cet objectif.

 

En France, l'Agence nationale de la recherche (ANR) vient de décider de financer, à hauteur de 659 907 euros, un projet réunissant des laboratoires publics et une société privée, qui va développer le dépistage de la trisomie 21 à partir d'une telle technique.

"Notre projet vise la validation technique et clinique d'une méthode, à la fois innovante et sans risque de fausse couche, de dépistage précoce de la trisomie 21 fondé sur le tri et l'analyse des cellules foetales qui circulent dans le sang maternel, expliquent les auteurs du projet. Le principe de cette méthode a déjà été appliqué avec succès au diagnostic prénatal de la mucoviscidose et de l'amyotrophie spinale." Ils ajoutent que le dépistage prénatal des anomalies chromosomiques, et notamment de la trisomie 21, est une priorité en termes de santé publique.

 

UNE MÉTHODE À VALIDER

 

Aujourd'hui, le dépistage anténatal de la trisomie 21 se fait en deux temps. On procède tout d'abord à la recherche de certains marqueurs biologiques dans le sang de la femme enceinte puis, en cas de suspicion, on pratique une amniocentèse. "Dans la région Ile-de-France, par exemple, la multiplicité des tests de dépistage aboutit à un grave problème puisque l'on pratique désormais une amniocentèse chez plus de 15 % des femmes enceintes", soulignent les auteurs du projet.

Des travaux préliminaires menés ces dernières années laissent penser que cette nouvelle forme de dépistage pourra bientôt être proposée en routine à chaque femme enceinte. Il reste toutefois à évaluer et à valider la sensibilité et la spécificité de la méthode afin d'être certain de réduire au maximum le risque de faux diagnostics.

Le projet, financé par l'ANR, réunit les unités 807 et 781 de l'Inserm (dirigées respectivement par Patrizia Paterlini-Bréchot et Jean-Paul Bonnefont), le laboratoire d'histologie, d'embryologie et de cytogénétique de l'hôpital Necker de Paris (dirigé par Serge Romana) et la société privée Metagenex. Si son principe est acquis, les fonds sont aujourd'hui bloqués en raison d'un conflit entre la direction générale de l'Inserm et Metagenex (Le Monde du 29 juin).

L'Inserm s'oppose, en effet, pour des raisons éthiques, à la commercialisation, par Metagenex, d'une application de cette technique de dépistage dans le domaine de la cancérologie. Mais l'organisme public n'est rejoint sur ce point ni par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, ni par l'université Paris-V, également propriétaires des brevets.

Pour tenter de saisir les véritables raisons à l'origine de ce conflit et de trouver les moyens de le résoudre, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, vient de diligenter une mission d'inspection.

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 21.07.07.
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